Vaste sujet et préoccupation majeure pour beaucoup de photographes. Toute aussi vaste réponse car 2 éléments distincts la régissent: le générateur et les torches (il en va de même pour les flashes dits « Compacts » où les 2 sont réunis en un seul «monobloc»).

Pour définir cette vitesse, il est nécessaire de connaitre les conditions dans lesquelles elle a été mesurée, en particulier le nombre et type de torches utilisées ainsi que le (ou les) point de référence pris sur la courbe de décharge .
Souvent exprimée sous la forme t 0,5 , 0,3 ou 0,1 =1/énième de seconde

En effet, au déclenchement la puissance instantanée monte très rapidement, atteint une intensité maximum puis retombe pour s’éteindre «en douceur». La durée totale de l’éclair jusqu’à l’extinction du tube ne voudrait rien dire puisque près de la moitié de ce temps ne represente même pas 1/10ème de la lumière émise. D’où la donnée de temps «utiles»: t0,5 correspondant au temps que l’éclair met pour retomber à la moitié de son intensité maximum soit environ 2/3 de la quantité totale de lumière émise par le tube (la surface en jaune de la courbe représentant celle-ci) t,03 approximativement 3/4 et t,01 90% . Enfin si cette courbe est toujours de ce type, sa forme peut être plus ou moins accentuée suivant l’équipement utilisé.

De l’influence de l’électronique sur la vitesse d’éclair.

La «cylindrée» d’un flash est régie par la formule

P=½xCxV²

(P: puissance en W/s ou Joules, C et V: capacité et voltage des condensateurs).

Le réglage de la puissance du flash s’effectura en variant C ou/et V; chacun de ces 2 facteurs influançant implicitement la vitesse d’éclair ! Jusqu’aux années 80 le réglage de la puissance ne se pratiquait qu’en agissant sur C c’est à dire en court-circuitant des condensateurs (imaginez une voiture dont la vitesse serait réglée par le nbre de cylindres utilisés!) conséquence un réglage limité, non progessif et une vitesse d’éclair variable suivant la puissance utilisée, en effet comme une baignoire à vider le temps dépendra de la quantité à évacuer!. Puis vint le temps du réglage en faisant varier le voltage: finesse au 1/10, plage plus étendue et vitesse à peu près constante car s’il y a moins à vider le voltage plus faible compense, ce système a toutefois une limite: la demande de très faibles puissances entrainant un voltage si bas que l’éclair peut ne plus être constant voir ne pas se déclencher malgré les «aides électroniques». Aujourd’hui pour les produits à plage très large et finesse d’ajustement nous mixons réglage sur le nombre de condensateurs en service et voltage pour avoir une stabilité parfaite en puissance et colorimétrie. Un dernier mot sur les générateurs purs et durs: en «symérique» la vitesse est multipliée par le nombre de torches utilisées (on revient à la baignoire: plus il y a de trous d’évacuation plus vite elle va se vider!) quant aux «asymétriques» la page n’y suffirait pas…

Du rôle des types de torches et tubes éclair.

ou de l’influence de la torche, plus précisement du tube éclair avec de fortes variations de la vitesse de l’éclair suivant leurs caractéristiques et conditions d’usage. 2 facteurs principaux : • La longueur (L) entre les électrodes: plus celle-ci est courte plus la vitesse est élevée.
• Le nombre de torches donc de tubes connectés sur le générateur si celui-ci est symétrique.
(une baignoire munie de 2 bondes se videra 2 fois plus vite, il en va de même pour les condensateurs du générateur! CQFD).
Les fabricants se sont appuyés sur ces 2 fondamentaux pour proposer 2 types de torches suivant l’usage:

les «Normales» à 2 électrodes

et les «Speed» à 3 électrodes ou 2 en opposition

dans lesquels les 2 facteurs sont conjugués pour obtenir une vitesse d’éclair plus élevée : d’une part L se retrouve divisé par 2, d’autre part une configuration équivalente à 2 torches connectées! Autre alternative: les torches «bi-tubes», intialement conçues pour regrouper la puissance de 2 générateurs sur une même source pour «impressionner» un plan film 20x25..cm. En connectant les 2 câbles sur un même générateur symétrique la rapidité d’éclair va être doublée . Quant à l’utilisation d’un générateur asymétrique, tout va dépendre de la façon dont la répartition va s’opérer mais l’utilisation d’une torche à tube court ou «speed» accroitra toujours la vitesse de l’éclair tout de même!